Les compétences dans les métiers de l’environnement et du développement durable

Qu’y-a-t-il de plus important que les compétences pour maximiser les performances d’une entreprise ?

Les métiers de l’environnement et de la transition écologique, plus que d’autres, sont soumis à des transformations rapides et parfois radicales : évolutions réglementaires et normatives, digitalisation, utilisation du big data, innovations technologiques et sociales, montée en charge de la responsabilité sociétale …

Acquérir, adapter, développer et maintenir les compétences, voilà donc un enjeu stratégique pour ces métiers !

Les métiers les plus impactés concernent directement les employés des secteurs de l’énergie, du bâtiment, de l’eau, des déchets, des transports, de la biodiversité et des milieux naturels, et d’une manière générale du traitement des pollutions et des risques pour l’environnement et la santé.

De nouveaux métiers sont également apparus, comme par exemple « ingénieur sites et sols pollués », « ingénieur écologue », « expert bilan carbone », « ingénieur en éco-conception », « juriste spécialisé en environnement » ou encore « diagnostiqueur en énergie ». Les sociétés de services et de conseil en environnement (SSCE) sont aussi en plein essor.

Ces activités directement liées à l’environnement et à la transition écologique constituent l’ensemble des éco-activités. Les employés ne sont d’ailleurs pas les seuls concernés. Les dirigeants des éco-entreprises le sont tout autant, avec des compétences managériales en plus.

Dans les autres secteurs, les exigences de gestion de l’environnement et des risques ont également fait naître et se développer des fonctions d’intégrateur tels que les responsables Qualité-Sécurité-Environnement, responsables développement durable ou encore chargés de mission RSE. C’est le résultat de ce que l’on nomme le « verdissement » de l’économie.

Autre exemple, parmi tant d’autres, pour illustrer la transformation des métiers : Le métier des assistantes sociales doit intégrer de nouvelles compétences liées à la précarité énergétique et aux bonnes pratiques d’économie d’énergie ou d’eau dans les logements.

 

N’oublions pas non plus le secteur associatif qui se professionnalise fortement ! Quant au secteur public, il doit également s’adapter aux nouvelles exigences réglementaires (par exemple les plans climat-air-énergie territoriaux) et aux nouvelles compétences (par exemple la gestion des milieux aquatiques et la protection contre les inondations – GEMAPI).

L’ensemble peut être regroupé sous l’appellation de « métiers et fonctions de la croissance verte ».

Selon le ministère de l’Écologie, la croissance verte concernerait de près ou de loin environ 12 millions d’actifs, soit un actif sur deux en France.

En 2011, 5 500 offres d’emploi publiées sur apec.fr concernaient des emplois dans l’environnement (contre seulement 1 793 en 2007), dans des domaines d’activités très variés (énergies renouvelables, management environnemental, gestion des déchets, traitement de l’eau, sécurité et protection contre les risques industriels ou nucléaires, prévention des nuisances, sauvegarde du patrimoine naturel…). Au cours des dernières années, le volume des offres n’a cessé de progresser dans ce domaine, même en période de dégradation du marché de l’emploi cadre. (source : APEC)

Ces métiers et fonctions exigent bien entendu des compétences adaptées aux marchés et aux activités. Mais pas seulement sur le plan technique ! Pour les postes d’encadrement, par exemple, la double compétence « environnement » et « management » est aussi devenue nécessaire. Il ne suffit plus d’être un technicien expert pour être un « bon » manager.

Les qualités humaines et relationnelles (« soft skills ») sont aujourd’hui aussi essentielles que les compétences techniques. Plus les métiers sont pointus, plus les entreprises recherchent des profils combinant des compétences généralistes intégrant une culture globale du domaine (digital, marketing, technique…) et des « soft skills » adaptés au secteur.

D’autant que les modes de travail aussi sont en train de changer. Capacité de travailler en mode collaboratif, créativité, externalisation de certaines fonctions, utilisation des outils numériques, automatisation, télétravail, économie sociale et solidaire, « ubérisation » et travail indépendant, temps partagé …

Les métiers, les fonctions, les tâches et donc les compétences doivent évoluer.

Leave a Comment