L’emploi dans les métiers de l’économie verte

L’économie verte concerne directement près de 4 millions de personnes en emploi en 2012. Seulement 144 000 d’entre elles (soit 0,5 % de l’emploi total) exercent un métier dit « vert », qui vise à protéger l’environnement ; les autres, près de 3,8 millions de personnes (soit 14,1 % de l’emploi), occupent un métier potentiellement « verdissant », dont les compétences évoluent ou seront amenées à évoluer pour intégrer les enjeux environnementaux. Les professionnels exerçant un métier vert ou verdissant sont principalement des hommes. La majorité est non diplômée ou diplômée de niveau CAP-BEP, du fait notamment d’une part importante d’ouvriers.

Les résultats présentés sur ce sujet sont issus des travaux de l’Observatoire national des emplois et métiers de l’économie verte (Onemev). L’une des approches développées pour mesurer et observer l’emploi dans ce domaine s’intéresse aux métiers des individus. Elle consiste à quantifier le nombre de professionnels dont le métier est « vert » ou « verdissant », quelle que soit l’activité de l’entreprise dans laquelle ils travaillent. On parle alors de professions vertes et verdissantes. Pour faciliter l’analyse, les professions sont regroupées par domaine.

L’emploi dans les professions vertes

Les métiers ou professions vert(e)s sont des métiers (professions) dont la « finalité et les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser et corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement » (Source : Onemev).

Ces métiers emploient 144 000 personnes en 2012, soit 0,5 % de l’emploi total. La grande majorité de ces professionnels exerce un métier lié à la production et distribution d’énergie et d’eau (45 %) ou à l’assainissement et au traitement des déchets (35 %). Les autres (20 %) occupent des métiers plus transversaux liés à la protection de la nature (agent technique forestier, garde des espaces naturels) et de l’environnement (technicien de l’environnement et du traitement des pollutions, ingénieur et cadre technique de l’environnement).

Compte tenu des types de professions concernés, 29 % des professionnels exerçant un métier vert disposent d’un diplôme de type BEP/CAP (contre 25 % pour l’ensemble des professions), 22 % ont un niveau inférieur au brevet des collèges (contre 19 %) ; 30 % disposent d’un diplôme du supérieur (contre 36 %).

L’emploi dans les professions verdissantes

Les métiers ou professions verdissant(e)s sont des métiers (professions) dont la « finalité n’est pas environnementale, mais qui intègrent de nouvelles ‘briques de compétences’ pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier » (Source : Onemev).

Les professions verdissantes emploient près de 3,8 millions de personnes en 2012, soit 14,1 % de l’emploi total. Il s’agit d’un ordre de grandeur du nombre de personnes potentiellement concernées par le verdissement du contenu de leur métier. Contrairement aux professions vertes, elles renvoient à une grande diversité de professions, relevant des domaines d’activités liés au bâtiment (39,5 %), aux transports (19,4 %), à l’industrie (19,1 %), à la recherche-développement (8,9 %), à l’agriculture-sylviculture et entretien des espaces verts (6,0 %), au tourisme-animation (4,2 %) et aux achats (2,9 %).

Globalement, un tiers des professionnels occupant un métier verdissant disposent d’un diplôme de type BEP/CAP (contre 25 % pour l’ensemble des professions) ; un sur cinq a un niveau de formation inférieur au brevet des collèges (contre 19 %). Ils sont 29 % à détenir un diplôme du supérieur (contre 36 %). Les caractéristiques socio-économiques des professions verdissantes sont toutefois très variées étant donné les types de métiers que ce périmètre recouvre.

Extraits de : http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr (Mis à jour le 24.03.2017)

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