L’économie positive, qu’est-ce que c’est ?

Extrait du rapport du groupe de réflexion présidé par Jacques Attali en 2012-2013

L’économie positive rassemble, par définition, toutes les entités qui produisent des biens ou des services, marchands ou non marchands, privés ou publics, et qui souhaitent être utiles aux générations suivantes. L’économie positive vise donc à réconcilier la démocratie, le marché et le long terme ; à rendre compatibles l’urgence du court terme et l’importance du long terme. L’économie positive considère le monde comme une entité vivante, qu’il convient de protéger et de valoriser et dont l’humanité n’est qu’une des dimensions.

Une entreprise positive considère que le bien-être de ceux qui la composent, dirigeants et salariés, et de ses actionnaires n’est pas sa seule raison d’être : elle doit, au-delà du profit et des salaires, créer des services utiles à la collectivité présente et future. En particulier, elle doit s’intéresser à améliorer la qualité et la durabilité de son environnement écologique et social.

L’économie positive vise à permettre à chacun d’apporter une réponse claire à la question qu’il peut se poser après une journée de travail : « Suis-je utile à la société, d’aujourd’hui et de demain ? À quoi est-ce que je contribue ? Mon travail a-t-il du sens ? Est-ce que je participe à la construction ou au contraire à la destruction du monde de demain ? ».

 

Extrait de l’article de Jacques Attali dans lemonde.fr

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/02/11/manifeste-pour-l-economie-positive_1830051_3234.html#JZKsexux2m03M3bc.99

L’économie positive c’est l’action. La morale, seule et trop abstraite, « ça n’a jamais donné que des psaumes » disait le philosophe français d’origine lituanienne Emmanuel Lévinas. L’économie positive ne se pérennisera que si elle s’inscrit dans le pragmatisme, dans le réel, dans le concret.

L’économie positive est en marche. Elle n’est pas une idéologie, mais un mouvement nécessaire pour empêcher le suicide de l’humanité. Elle existe déjà, dans des entreprises, des coopératives, des associations et dans certaines activités : la microfinance, le commerce équitable, l’entreprenariat social, etc. Elle produit déjà de la valeur.

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